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Le sport pour le sport : Pourquoi j’ai choisi d’aller « ailleurs »

Au début, ma démarche était simple : ma vie était trop sédentaire, mon corps réclamait du mouvement et mon esprit avait besoin de briser la routine. J’ai commencé par le handbike, puis l’hiver est arrivé, et avec lui, une quête pour combler le vide de ce sport que je ne pouvais plus pratiquer.

Le piège de l’adaptation à tout prix

Je me suis retrouvé à chercher frénétiquement, à regarder tout ce qui se faisait. J’ai réalisé un truc : il y avait une offre de dingue. Certes, loin de chez moi, mais tout devenait possible. Je voyais des offres incroyables, des adaptations techniques complexes pour rendre l’inaccessible « possible ». C’était génial, mais c’était loin.

Pourtant, cette offre de handisport souffrait d’un paradoxe : si elle permettait énormément de choses sur le papier, elle restait concrètement très faible dès qu’on cherchait de la proximité. Pour pratiquer, il fallait toujours partir à l’aventure, loin de son quotidien. C’était génial, mais c’était loin.

Et, plus j’allais loin, plus je m’éloignais de mon besoin initial. Pire, c’était même devenu fatiguant. Mon corps ne suivait plus. Je m’épuisais à essayer d’entrer sur ce chemin qui semblait le seul lieu accessible.

Dire « Stop » : Un acte de respect envers soi

Je voyais qu’il était possible de tout essayer. Tous ces sports auxquels je n’aurais jamais cru un jour pouvoir participer. J’ai failli être happé par ce mouvement. Mais, un jour, j’ai dit non.

Devais-je essayer tous ces sports parce qu’une offre existait ? Pourquoi devrais-je me mettre dans des situations inaccessibles pour mon corps ? Je ne voulais pas d’un sport qui, même si sur le point technique il devenait possible, exposait les faiblesses de mon corps.

Ce n’est pas un aveu de faiblesse, c’est une preuve de connaissance de soi. Accepter son corps, c’est aussi respecter ses fragilités. Je ne voulais pas d’un sport qui me demande de me battre contre moi-même avant même d’avoir commencé à bouger. Je connais mes limites, et je choisis de ne pas les violenter.

Revenir à l’essentiel

Aujourd’hui, j’ai choisi d’aller « ailleurs ».

J’ai choisi de renouer avec ce que je voulais vraiment. Je voulais choisir un sport pour mon équilibre, mon bien-être, le lien social… Je ne pratique pas pour prouver quelque chose au monde ou pour compenser un handicap. Je pratique parce que ça fait du bien, tout simplement.

Parfois, le plus grand exploit sportif, ce n’est pas de franchir une ligne d’arrivée au prix de sa santé, c’est de savoir s’écouter.


Et vous ? Avez-vous déjà ressenti ce décalage entre l’offre et votre véritable besoin ?

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