De toutes les questions que nous avons dû résoudre en devenant parents, celle-ci a été l’une des plus complexes et des plus stressantes : comment porter son bébé quand on se déplace en chaise roulante ou en béquilles ?
Ce n’est pas une question que nous nous sommes posée seuls. Elle nous a été relayée par de nombreux futurs parents, en chaise ou en béquilles, qui se demandaient exactement la même chose. Alors, aujourd’hui, je raconte ce qui a marché pour nous, et surtout ce qui n’a pas marché.
Ceci est notre vécu, pas une prescription médicale. Chaque handicap a ses subtilités. Mon conseil ? Allez directement au rayon portage d’un magasin pour tout tester en vrai. Si vous réussissez à l’attacher sans vous emmêler les roues ou les béquilles, c’est que c’est le bon !
Les ateliers de portage : une fausse bonne piste
Pour trouver des réponses, nous avons suivi des ateliers de portage. L’idée était logique : apprendre auprès de spécialistes.
Pourtant, nous en sommes ressortis frustrés. Ces ateliers cherchent avant tout à proposer des solutions ergonomiques pour le bébé, ce qui est évidemment essentiel. Mais pour nous, elles étaient tout simplement impossibles à mettre en place : l’écharpe qui doit être nouée debout, alors que nous ne tenons pas debout sans appui, les bouts de tissu qui pendent et risquent de se bloquer dans les roues ou sur les béquilles.
À chaque fois, on nous orientait vers une solution de portage « bonne pour le bébé » en théorie, mais inutilisable pour nous. Et clairement, personne ne savait nous répondre. On se retrouvait devant un choix frustrant : adopter un mode de portage mauvais pour le bébé, ou ne pas le porter du tout.
Chercher par nous-mêmes
Nous avons donc cherché de notre côté. Et nous avons fini par trouver une solution moderne, pratique et ergonomique pour le bébé : le porte-bébé BabyBjörn One.

Le BabyBjörn One : pour les premiers mois
Le principe est simple. Il s’installe comme un sac ventral. On l’attache sur soi, puis on vient glisser ou déposer le bébé dedans, et on le referme délicatement.
Ce qui nous a convaincus, c’est sa grande simplicité d’utilisation : aucun nœud à maîtriser et aucun bout de tissu ne risque de traîner. Juste des clips. Le bébé y est parfaitement installé, protégé comme dans un petit cocon. À l’usage, il s’est révélé idéal : avec des béquilles, le poids vers l’avant ne gêne en rien l’équilibre, et en chaise roulante, il s’est avéré particulièrement efficace puisqu’aucun élément ne risque de venir se coincer dans les roues.
Quand le bébé grandit : l’Ergobaby

En grandissant, le BabyBjörn montre vite ses limites. Nous sommes alors passés à l’Ergobaby.
Il offre plus de place et il est moins rembourré, mais l’enfant ayant grandi, cela suffit largement. Cette combinaison de deux porte-bébés nous a permis de transporter nos enfants jusqu’à ce qu’ils soient capables de marcher seuls.
Pour notre deuxième enfant, nous avons refait exactement la même chose : le BabyBjörn pour les premiers mois, où il est vraiment plus adapté, puis l’Ergobaby.
Ce que ça permet concrètement
Soyons honnêtes : en béquilles, il faut se porter soi-même plus le bébé. Ce système fonctionne donc pour de petits déplacements. Mais il nous a permis de faire la transition entre : la voiture, la crèche, la maison.
C’est aussi une très bonne astuce pour monter les escaliers sur les fesses avec le bébé dans le porte-bébé : on a les mains libres pour se hisser.
Le point de vigilance
Un seul point demande de l’attention : l’emplacement des jambes et des pieds du bébé. Ils dépassent du porte-bébé et peuvent bouger, il faut donc toujours vérifier qu’ils ne risquent pas de se coincer ou de heurter une roue, une béquille ou un montant de porte.
En résumé
Les solutions classiques de portage (écharpes, tissus à nouer) sont difficiles, voire dangereuses, en chaise ou en béquilles. Un porte-bébé ventral à clipser, simple à mettre, a été pour nous la bonne réponse. BabyBjörn One pour les premiers mois, Ergobaby ensuite. Idéal pour les petits trajets, pas pour de longues distances en béquilles.
Lien vers les portes bébés que j’ai utilisés :
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